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March 30 L'enfant c'est l'avenir de l'hommeCet enfant vient de naître
C'est un petit être
Fait d'amour et de joie
Frais et doux comme soie
On doit le protéger
On doit le cajoler
Ne pas lui faire peur
Lui donner du bonheur
Des sucettes de tendresse
Pas de claques sur les fesses
Des bisous, plein, plein plein
Des sourires chaque matin.
Lui apprendre à aimer
Lui apprendre à marcher
d'un pas ferme et joyeux
Pour qu'il puisse vivre heureux !
" L'enfant c'est l'avenir de l'homme "
Floréal March 17 H.L.M.En classant quelques papiers, j'ai retrouvé ce poème qui date de 1966.
40 ans sont passés et la crise des banlieues couvait déjà.
HLM
Horizons de béton, formes géométriques
Villes sans âme et sans coeur, verticales, symétriques
où l'être humain se sent perdu, écrasé
par ces murs de ciment, de fumée encrassés.
Ou la joie de vivre meurt et tombe en lambeaux
où les enfants, eux mêmes, se fânent bien trop tôt
car ils n'ont plus d'espace, plus d'arbres pour grimper,
leur horizon se borne aux cages d'escaliers.
Mais où êtes-vous donc, faiseurs de cathédrales ?
Vous qui aimiez la pierre, Compagnons sans égal.
Je ne peux croire encor'à votre disparition
car je suis un revêur, tout rempli d'illusions !
Floréal - 1966 March 16 Le livre des vaguesPoème à deux mains
Nous sommes demeurés face à la mer
cherchant à lire sur le sable lavé
la splendeur révolue dans le livre des vagues ...
Philippe DELAVAU
Et l'écume des vagues se dépose sur la grève,
elle scintille, elle vibre, elle éclate et s'enfuit
au plus profond du sable qui l'absorve doucement.
Et on voudrait comprendre et savoir ce qu'elle dit.
Parle t'elle des marins disparus à jamais ?
Parle t'elle des trésors enfouis au fond de l'eau ?
Parte t'elle du mystère de la résurrection ?
On voudrait la comprendre et on cherche à savoir.
Mais que faut'il comprendre, mais que faut il savoir,
si ce n'est que l'écume se renouvelle toujours,
qu'elle puise son énergie au tréfonds de la terre,
que la lune la porte et la fait scintiller,
pour mieux nous subjuguer et nous émerveiller
de son long mouvement mil fois récommencé
hier et aujourd'hui et toute l'Eternité.
Floréal IBAÑEZ
March 14 Premier Amour, premier chagrinPremier Amour, premier chagrin Je ne veux plus, non je ne veux pas retourner à l'école demain. Nicholas ne m'aime plus Y'me fait plus de calins et il fait à Elodie des bisous tout plein. Mais chérie, mon enfant, ne pleure pas ce n'est rien c'est juste un p'tit bobo, cela se soigne très bien fais moi un joli sourire, embrasse-moi, allons viens on essuie ces grosses larmes, on oublie, et voilà. Je suis sûre que demain, Nicholas t'aimera n'est-il pas de toujours ton merveilleux copain ? et Elodie aussi, avec toi elle jouera, ils ne sont pas méchants, ils sont tout juste taquins. Mais maman, tu dis ça, et je ne te crois pas tu es triste et tu pleures, quand tu penses à Papa, ils est parti très loin, il ne reviendra pas et il fait des bisous à une autre que toi. Floréal Ibañez
Rapatrié dépuis mon ancien blog March 07 8 Mars 2006 " Les hommes parlent aux femmes"Allez ! J'en rajoute une couche.
Les hommes sont tres pudiques et même timides, ils n'osent pas toujours vous dire : ......
Ode à la Femme
Femmes, si aujourd’hui de la fête vous êtes Reines, Qu’en sera t-il demain, et après et encore ? J’aimerais que chaque jour une rose puisse éclore, Au jardin de l’amour dont vous êtes souveraines.
On devrait chaque jour pouvoir vous remercier, De nous avoir donné tant d’espoir, tant d’amour, De nous avoir donné tout simplement le jour, Et de savoir si bien, nos peines consoler.
Vous êtes mères, vous êtes sœurs, vous êtes nos compagnes, Et l’amour dans vos yeux, pétille comme du champagne, Et l’on voudrait chaque jour, en guise de bonjour, Vous dire : « Je vous aime », et encore et toujours
Mais par timidité ou bien par gaucherie, Les hommes ne savent pas susurrer ces mots doux, Ils me chargent ce soir de vous dire : « Mes chéries » L’homme qui n’aime pas les femmes, n’a vraiment aucun goût.
Floréal Ibañez ( Apprenti poète)
8 Mars 2006 " Journée de la Femme"
A toutes les femmes que j' aime A celles que j'ai aimé A celles que j'aurai du aimer A toutes celles qui m'ont ignoré A celles qui liront ce billet Et à toutes les autres....
Passez une très agréable journée de la Femme
8 mars = Journée de la femme
En ce jour de la Femme je vous offre ce poème Comme on offre une fleur, un sourire, un baiser Une rose sans épines, de l’Amour que l’on sème En espérant qu’il pousse pour pouvoir mieux aimer.
Gardez-vous, s’il vous plaît de ne pas me jeter (*) Dans l’infâme caniveau où je serai souillé. (*) Gardez-moi, s’il vous plaît dans un p’tit coin du ♥ Dans les pages d’un livre, comme un pétale de fleur.
Je serai là, près de vous, à portée de la main Je me ferai discret, je ne demanderais rien, Juste un peu d’attention, juste un peu d’Amitié Et nous partagerons notre petit secret.
Je voudrais en ce jour de la fête des dames Être heureux, être content, en toute simplicité Mais je pense, c’est affreux, à toutes ces pauvres femmes Violentées et battues de par le monde entier.
Aux femmes du Mozambique, aux femmes de Grozny, Aux mères que l’on dit « folles », sans cesse réclamant Le corps de leur enfant, d’un mari, d’un ami. Que sont-elles devenues les victimes des tyrans ?
Dans les eaux scintillantes du Rio de la Plata ? Dans des fosses communes ? Au fond des océans ? Ce sont des « disparus » citoyens du néant Et ces femmes les pleurent depuis plus de trente ans.
Vous qui donnez l’Amour, vous qui donnez la Vie Vous qui êtes courage, dévouement, amitié, Luttez, luttez sans cesse contre les tyrannies Contre les dictatures qui brisent la Liberté.
Et si c’est une banderole que vous devez brandir Que ce soit la plus belle et la plus noble aussi, Des mots issus du ♥, de vos entrailles de femme : « Amour, Famille, Partage, Tolérance, et Amis» Ce serait à coup sûr une très belle oriflamme !
Floréal – 8 mars 2000 Nota : (*) Ce poème fut écrit à la demande des femmes du MRAP de la ville que j’ai le déshonneur d’habiter, afin d’être distribué sur le marché ; de là, l’expression ‘ de ne pas me jeter dans l’infâme caniveau’ Dédié à mon épouse, aux femmes de ma famille et à toutes les femmes en général. March 04 Le vermisseau et le vermicelleLe vermisseau et le vermicelle
Le Vermisseau un jour de pluie
est vite sorti hors de son nid.
A rencontré, sur son chemin
un Vermicelle pas très malin.
Le Vermisseau toujours poli
Ôte son Képi et fait "Kui Kui,
Mademoiselle la Vermicelle
vous êtes belle, pimpante et frêle"
Le Vermicelle tout ahuri
et fort contrit, au Vermisseau dit :
" Êtes-vous miraud, ou abruti ?
Sachez vertiau que vous êtes pas beau
sans une chemise, sans un caleçon.
J'vas vous donner, un uppercut
pour vous apprendre, foi de Manon !
Qu'un Vermicelle, est un garçon.
Moralité :
Si vous trouvez un Vermicelle,
l'appelez pas " Belle Damoiselle"
Dites plutôt " Beau Damoiseau"
car :
un uppercut, ça fait bobo !
Hay ! Huy ! Huy !
Floréal
( écrit un jour de pluie )
March 02 Ma conscience m'accompagneMa conscience, ma compagne
Perdue dans l'immensité de cet Univers la vie palpite sous nos pas, dans un creux de la roche enfouie dans la terre, attendant l'éclosion. Une trace sur le sable nous rappelle la vie, un reptile sans doute a du passer par-là. Dans le ciel un faucon gris tournoie et plane en cercles concentriques sans un bruissement. Tout est calme et on écoute le silence pesant. L'angoisse peu à peu s'installe au coeur de nous. Le soleil tape dur, la sueur brûle les yeux. L'horizon danse et tremble sur une brume bleutée. Je suis seul avec moi, au plus profond de moi. Je me souviens de mes mauvaises actions passées, que je regrette et que j'ai honte d'avoir commis. Je ne suis plus seul, ma conscience m'accompagne. Floréal Ibañez Poème extrait de mon autre blog : http://fleurs.over-blog.org
sur lequel j'ai cessé, pour le moment d'écrire.
February 28 Du ping-pong - Généalogie des ballesOBS : Poésie écrite à 2 mains
La table tend aux balles
son miroir aux alouettes. Balles captées
ou happées au filet. Balles éoliennes
que le moindre souffle dévie. Balles qui font
boules de neige et fondent dans les mains.
de Charles DOBZYNSKI
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Une balle au pied
on l'appelle ''ballon,''
on le frappe, on le brosse,
on le dévie et on l'arrête,
ou on ne l'arrête pas
et il franchit la ligne
et se change en but.
Une balle de paille
peut nourrir un cheval,
et servir de litière au
marcheur fatigué.
La balle d'un fusil
est une chose sérieuse,
elle peut faucher une vie
comme une mauvaise herbe
et porter le malheur
là où on ne l'attendait pas.
Floréal
February 24 La poésie contemporaine selon Léo FerréLa poésie contemporaine ne chante plus...elle rampe. Elle a cependant le privilège de la distinction... elle ne fréquente pas les mots mal famés... elle les ignore. On ne prend les mots qu'avec des gants: à "menstruel" on préfère "périodique", et l'on va répétant qu'il est des termes médicaux qu'il ne faut pas. sortir des laboratoires et du codex. l' Le snobisme scolaire qui consiste, en poésie, à n'employer que certains mots déterminés, à la priver de certains autres, qu'ils soient techniques, médicaux, populaires ou argotiques, me fait penser au prestige du rince-doigts et du baisemain.Ce n'est pas le rince-doigts qui fait les mains propres ni le baisemain qui fait la tendresse. Ce n'est pas le mot qui fait la poésie mais la poésie qui illustre le mot. l' Les écrivains qui ont recours à leurs doigts pour savoir s'ils ont leur compte de pieds, ne sont pas des poètes, ce sont des dactylographes. Le poète d'aujourd'hui doit appartenir à une caste à un parti ou au "Tout Paris". Le poète qui ne se soumet pas est un homme mutilé. l' La poésie est une clameur. Elle doit être entendue comme la musique. Toute poésie destinée à n'être que lue et enfermée dans sa typographie n'est pas finie. Elle ne prend son sexe qu'avec la corde vocale comme le violon prend le sien avec l'archet qui le touche. L'embrigadement est un signe des temps. De notre temps. Les hommes qui pensent en rond ont les idées courbes. Les sociétés littéraires c'est encore la Société. La pensée mise en com- .mun est une pensée commune. Mozart est mort seul, accompagné à la fosse commune par un chien et des fantômes. Renoir avait les doigts crochus de rhumatismes. Ravel avait une tumeur qui lui suça d'un coup toute sa musique. Beethoven était sourd: Il fallut quêter pour enterrer Bela Bartok. Rutebeuf avait faim. Villon volait pour manger. Tout le monde s'en fout. L'Art n'est pas un bureau d'anthropométrie. La lumière ne se fait que sur les tombes. Nous vivons une époque épique et nous n'avons plus rien d'épique. La musique se vend comme du savon à barbe. Pour que le désespoir même se vende il ne reste qu'à en trouver la formule. Tout est prêt: Les capitaux - la publicité - la clientèle. Qui donc inventera le désespoir? Avec nos avions qui dament le pion au soleil. Avec nos magnétophones qui se souviennent de ces "voix qui se sont tues", avec nos âmes en rade au milieu des rues. Nous sommes au bord du vide, ficelés dans nos paquets de viande à regarder passer les révolutions. N'oubliez jamais que ce qu'il y a d'encombrant dans la Morale, c'est que c'est toujours la Morale des Autres.Les plus beaux chants sont les chants de revendication. Le vers doit faire l'amour dans la tête des populations. A l'école de la poésie et de la musique, on n'apprend pas - On se bat! Léo Ferré February 01 Une petite poésie pour finir cette journéeLa France est un patchwork de toutes les couleurs Floréal Ibañez January 23 Citation détournéeQuand quelqu'un vous fait penser à des choses peu agréables, on a coutume de dire : " Ne remuez pas le couteau dans la plaie !"
Moi, les mots "couteau" et "plaie" me sont désagréables, car trop violents et/ou sanguinolants, alors je prefère dire : " Ne remuez pas le revolver dans le trou de balle !"
C'est mieux. Non ? January 22 Le rire de la machine à écrireCitation d'ORSON WELLES :
" Le pire, c'est quand t'as fini d'écrire un chapitre, et que la machine à écrire n'applaudit pas !" January 21 Quand je sera grandQuand je sera Grand
Quand je sera tres grand
Que je sera Papa,
Je sera astronaute
et j'ira dans le ciel
pour cueillir des étoiles
et des brins d'arc-en-ciel
pour les offrir à toi
ma si jolie maman
et aussi les offrir
a tous les petits enfants
qui n'auront pas connu
de Papa ni Maman.
Puis aussi, je sera
Mousquetaire du Roi
pour défendre les gens
malheureux et sans toit.
Je combattrai les djinns,
les dragons, les méchants
qui me font peur la nuit
quand tout est endormi
et que je ne dors pas.
Et aussi je sera
peintureur de peintures,
pour peinturer en rose
tout le monde, même les chiens.
Et comme ça nous serons
comme des frères jumeaux,
tous égaux, tout pareils,
sans races supérieures,
sans êtres inférieurs.
Quand je sera GRAND,
Quand je sera TRES GRAND!
Floréal
January 18 Le petit âne poèteLe petit âne poète Je tenais ma petite fille, la fille de mon fils assise sur mes genoux, et je lui racontais une histoire de loups, de troupeaux, de bergers. Elle buvait mes paroles comme on boit du bon lait, puis soudain elle me dit : " Comment fais-tu, Papy pour écrire des poèmes ? Je voudrais le savoir. Et je lui répondis : Pour écrire un poème, faut aimer voyager dans le pays des rêves, sans jamais se presser. L'avion est trop rapide et le train trop bruyant, je prefère un petit âne, joyeux et bondissant. Un gentil bourricot au pelage laineux. Il va où bon lui semble, il va au gré du vent, il adore emprenter des sentiers sinueux, il s'arrête, il repart, parfois fait demi-tour, il broute les herbes tendres sur le bord du chemin. J'ai du mal à le suivre, et j'en perds mon latin. Il s' ébroue tout content de me jouer des tours, il retrousse ses naseaux d'un air moqueur, mutin, et ma pensée divague au rythme du p'tit âne, et ma plume griffonne des mots, des rimes, des vers, ella va, elle vient, s'arrête, parfois elle flâne; c'est comme ça que je brode et que j'ecris mes vers. Alors la fille de mon fils, d'un air calin me dit : "J'aimerais, tout comme toi, avoir un âne coquin !" Floréal Ibañez January 17 De moi m'aime bisSi j'étais grain de sable
Dans le lit d'une rivière
J'irai dans le courant
Scintillant au soleil,
Je me reposerai à l'ombre
Sous l'arche d'un vieux pont
Et un jour comme un autre
mélangé à des pierres
Du ciment et de l'eau
Je deviendrai un mur
Pour bâtir une maison. De moi m'aimeSi j'étais une montagne
Je voudrais me vêtir
du vert de l'herbe tendre
du jaune des boutons d'or
et porter une coiffe
comme un voile de mariée
faite de neige et de vent. Proverbes détournésL'argent n'a pas d'odeur
Le pet n'a pas de couleur ! December 26 Il y a plusieurs sortes de vitesseLa vitesse de la lumière étant supérieure à celle du son, il est tout à fait normal que beaucoup de gens paraissent brillants
jusqu'à ce qu'ils ouvrent leur gueule.
Auteur inconnu |
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